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jeudi 30 avril 2015

The end... avant un nouveau départ !


Après plus de 5 ans d'existence, Matière à Réflexion by Seprem disparait...
pour mieux renaître dès le jeudi 7 mai !


Restez connectés...




Merci à tous de nous avoir portés et de votre fidélité...

Corinne da Costa


jeudi 19 mars 2015

Au fait du profil des mobinautes ?

(MàR#203)


La 9ème édition du baromètre trimestriel du Marketing Mobile de la Mobile Marketing Association France nous communique des données actualisées1 (janvier 2015) des profils de "mobinautes", sur lesquels vous misez tous beaucoup...

Une réalité d'équipement

Au cours des deux dernières années, la part des Français utilisant à la fois un écran "fixe" et un écran "mobile" est passé de 39,9 millions de personnes à 43,2 millions.

Fin 2014, 55,7% des Français de "11 ans et plus" sont des "mobinautes" (+ 6 points en un an).
Les "35-49 ans" représentent plus du quart d'entre eux (26,4%).
Chez les "15-24 ans", les "exclusifs mobiles" sont devenus 3,2 fois plus nombreux en un an.
66% des internautes sont équipés de Smartphones, qui représentent désormais (dernier trimestre 2014), plus de 5 ventes de téléphones sur 6 .

Même si la croissance des ventes de tablettes pour l'année 2015 est prévue en baisse, cela sera au profit des phablettes (Smartphones avec grand écran), permettant le même type d'utilisation.


Des usages très répandus


Au-delà d'être de simples possesseurs de matériel, les mobinautes sont actifs : 81% d'entre eux utilisent l'Internet mobile au moins "presque tous les jours" dont 64,2% "tous les jours".

Ultime preuve de proximité, 92% des tablettes sont utilisées au domicile...


Pour quoi faire
 ?

Bonne nouvelle en ce presque printemps : consulter la Presse est la première utilisation des tablettes (50,8%), devant le visionnage de vidéos (hors TV 43,3%, programmes TV en replay 32,6%) et la consultation de recettes de cuisine (42,3%) (usages multiples possibles).

Près d'un tiers des possesseurs de Smartphones ont téléchargé "4 applications ou plus" et 11% d'entre eux font des achats via leur appareil.

En magasin, les Smartphones sont entre autres utilisés pour demander des conseils auprès de proches (32%), prendre des photos de produits (26%) et comparer les prix (24%)
(usages multiples possibles).

Et au global, 41,4% des ouvertures de courriels et 34,3% des clics s'effectuent désormais sur mobiles et tablettes.

 
Ne diffuser que du contenu sous format Responsive Web Design, être parmi les applications installées et consultées, devenir une marque référente..., avez-vous progressé depuis que cette lettre évoquait un sujet proche en septembre dernier ?
(
http://matiere-a-reflexion-by-seprem.blogspot.fr/2014/09/future-incontournable-tablette.html)

Corinne da Costa
(cdacosta@seprem.fr)

1 © Mobile Marketing Association France - 2015

jeudi 15 janvier 2015

Mobilité, mobilité... pour aller où ?

(MàR#201)

Digital, « ce qui appartient aux doigts, se rapporte aux doigts » mais aussi  « anglicisme de numérique » selon l’Académie française, est le nouveau mot présent dans toutes les conversations des dernières années pour signifier que le pire n'est jamais sûr et que lueurs d’embellie existent bel et bien.
Au-delà de la simple numérisation des contenus (pas si simple en réalité…), cet écosystème pourrait se traduire par la dématérialisation (web), l'interaction (média sociaux), la facilitation (accès et usage).

Concrètement, où en est-on en France en termes d’équipements et d’utilisation en mobilité ?*



Les derniers chiffres :
·       A la fin du second trimestre 2014, 53,8% des Français de « 11 ans et plus » étaient « mobinautes » Vs 46,2% un an auparavant. Ils sont répartis dans toutes les tranches d’âge.

L’équipement est là...
·       Entre tablettes et Smartphones, il va se vendre en France en 2014, 6 fois plus de « devices » mobiles que de PC portables.
73% des téléphones mobiles sont désormais des Smartphones.

Les utilisations sont régulières ...
·       Plus de 3 mobinautes sur 4 ont un usage « quasi-quotidien » de l’Internet mobile, l’usage quotidien ayant toutefois légèrement régressé par rapport au premier trimestre 2014 (60,8% Vs 63,6%).

·       En moyenne, les mobinautes ont téléchargé une cinquantaine d’applications, mais moins d’un quart d’entre elles sont utilisées.

Et les achats effectifs.
·      Même si les 18-24 ans sont surreprésentés parmi les acheteurs mobiles, au global, 10% des utilisateurs de Smartphones déclarent effectuer des achats au moins une fois par mois, et parmi eux, 43% achètent au moins une fois par semaine.

Ces chiffres parlent d'eux-mêmes. Les modalités de consommation des contenus évoluent très rapidement vers une logique toujours plus accentuée du "si je veux, où je veux, quand je veux".
La captation de l'attention du lecteur devient dans ces conditions un véritable exercice d'équilibriste, mais ouvre aussi un champ des possibles en matière de contenus adaptés non plus seulement aux devices mais bien au lecteur en mobilité.

La mobilité pour aller où ? Vers un questionnement des usages et des comportements, évidemment !

Il est toujours temps de vous souhaiter à tous une très belle année, lumineuse et sereine, bien qu’elle ait mal commencé...


* © Mobile Marketing Association France – 2014 – Baromètre trimestriel du marketing mobile en France – 7ème édition


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http://matiere-a-reflexion-by-seprem.blogspot.fr/2014/11/prets-payer.html
http://matiere-a-reflexion-by-seprem.blogspot.fr/2014/07/com-ple-men-taire.html

jeudi 6 novembre 2014

Prêts à payer ?

(MàR #199)


En cette période de réflexion sur la monétisation des contenus en ligne, subsiste toujours la même interrogation : à quoi les internautes accordent-ils suffisamment de valeur pour être prêts à payer ?
et selon quelles modalités ?
CCM Benchmark (éditeur du JDN) dans une étude menée en septembre dernier auprès de  814 internautes, déjà consommateurs de contenus payants, apporte des éléments de réponse.


La musique arrive largement en tête des contenus et services achetés au cours des 6 derniers mois, avec 49% des personnes interrogées concernées. Dans le tiercé de tête figurent également la VOD (28%) et les jeux vidéos en ligne (23%), puis les livres numériques avec 21% d’achats effectifs.

Si les contenus d’actualité et la presse n’ont été payés que par 13% des répondants, ceux-ci y ont toutefois consacré un budget moyen mensuel de 6,31€ pour les femmes et de 7,34€ pour les hommes, plus élevé que celui accordé à la musique (5,66€ pour les femmes et 6,26€ pour les hommes) et à la VOD (5,46€ pour les femmes et 6,97€ pour les hommes).

L’étude s’intéressait également aux modalités de paiement plébiscitées par les internautes : le paiement à l’acte reste la solution préférée, mais, bonne nouvelle, les formules d’abonnement prennent de l’importance.
Ainsi, pour les contenus d’actualité et la presse, 43% des interrogés déclarent être intéressés par l’abonnement et 8% par la constitution d’une « réserve de paiement », ce qui sous-entend une confiance et une fidélité envers l’émetteur d’information.

Enfin, l’incitation à acheter passe pour plus des 2/3 des répondants, par un essai préalable gratuit des services et produits proposés, les contenus exclusifs prenant la dernière place en terme d’incitation (16%).

Ces enseignements sont à rapprocher de certains éléments mis en évidence dans une investigation récente menée par Hadopi et le Groupement pour le développement de la Lecture Numérique (GLN) sur les usages et les perceptions du livre numérique des français.
Il y apparaissait que pour de nouvelles formules d’achat, les lecteurs se montraient notamment intéressés par la vente couplée (vente d’un livre papier plus version numérique) (78% d’intéressés) et pour la catégorie des gros lecteurs, par la possibilité de souscrire à un abonnement (69% d’intéressés).
Mais une tendance qualitative se dessinait : la banalisation des livres numériques entraînait la perte du sentiment de propriété, et l’offre de contenus était perçue comme étant « libre » : des « fichiers », simples avatars de livre imprimé.

A suivre avec attention : signal faible ou simple étape dans de nouvelles habitudes de lecture ?


A lire aussi : 

 

jeudi 2 octobre 2014

Dépenses publicitaires : la France à la traîne

(MàR # 198)


Selon les dernières prévisions publiées le 22 septembre dernier par ZenithOptimedia (ZO), le marché mondial de la publicité devrait enregistrer des croissances supérieures à 5% dans les 3 prochaines années, celles-ci étant tirées par le développement rapide des technologies et usages numériques.
Pour ZO, la publicité via Internet représentera 23,6% des budgets publicitaires mondiaux, dépassant pour la première fois le cumul des quotidiens et des magazines.
Et chez nous ?

Mauvaise nouvelle…
Le recul des dépenses publicitaires s’élèverait en France à -1,2% en fin d’année et ce n’est pas fini…
-0,5% pour 2015, stagnation en 2016…

Si la télévision se maintient, la presse magazine et la presse quotidienne sont en chute (-6,6%) et la croissance des recettes sur Internet s’est ralentie (+3,4% Vs +4,3% en 2013).

Intéressons-nous aux composantes de cette croissance…
Si le search est stable (+4,7%), elle est tirée par la publicité sur la vidéo et surtout sur l’Internet mobile : pour cette dernière, il est prévu cette année une croissance de +67% (soit 7 fois plus que que l’Internet fixe) et elle représentera 20% de toute la publicité sur Internet.

Nous disposons, grâce à la dernière vague du « Baromètre biennal du marketing digital B to B, InfoPro Digital », d’éléments précis sur les stratégies publicitaires B to B pour les campagnes digitales, dans le cadre de promotion de produits ou services B to B (en partenariat avec le Club des Annonceurs, 538 annonceurs de tous secteurs et toutes tailles interrogés, fonctions de Direction, publicité, marketing, communication et commerciale vente).
 
Le ciblage contextuel est, cette année, la première stratégie mise en œuvre (71% Vs 59% en 2012), loin devant le ciblage comportemental (24%, identique en 2012) et le ciblage socio-démographique (19% Vs 21%).
La puissance, citée par 52% des interlocuteurs en 2012, ne l’est plus que par 13%.

Les sites privilégiés sont ceux de la presse professionnelle/spécialisée (85% Vs 70%), puis les sites des clients et fournisseurs (48%) et les blogs/réseaux sociaux /forums professionnels (44% Vs 20% en 2012).
En terme de moyens, si l’e-mailing reste en tête des citations (66%), les réseaux sociaux d’une part et le search sont placés de façon presque équivalente en second rang (55 et 54%), suivis par la publicité Internet (34%)
Les hausses d’investissement les plus importantes se porteront sur les réseaux sociaux (en augmentation pour 47% des personnes interrogées) et le search (36%).

Pour conclure, si vous êtes dans cette catégorie d’annonceurs B to B et souhaitez découvrir le palmarès des Prix décernés par l’Association de Promotion de la Presse Professionnelle Presse Pro, connectez-vous dès le 15 octobre matin sur le site http://www.presse-pro.com/.

jeudi 3 juillet 2014

« Com-plé-men-taire »*

(MàR#195)


* « Qui constitue un complément, qui vient s’ajouter à d’autres choses de même nature pour les compléter. »
synonyme : « additionnel »
(Larousse)


Le mois dernier, nous étions rassurés par la réalité permanente de la lecture, y compris chez les plus jeunes.

Notre étude menée pour le compte du Syndicat de la Presse Sociale en mai** apporte à son tour son lot de bonnes nouvelles : près des deux tiers de notre échantillon
(représentatif comme il se doit, de la population française des 18-65 ans) déclarent une lecture au moins hebdomadaire de la presse écrite print, au même niveau que la lecture d’informations numériques sur écran (PC ou Smartphone ou tablette).
La possession pour les deux tiers d’entre eux de Smartphones et pour plus d’un tiers d’entre eux de tablettes, augmente logiquement de façon significative la lecture sur écran.
Mais au-delà de la régularité de lecture, ce sont les fonctions très précises attribuées aux deux types de supports qui ouvrent bien des perspectives :

o   La préférence exclusive de la lecture sur papier s’impose pour « la lecture de façon approfondie » et « la conservation de l’information » ;

o   La préférence exclusive de l’écran porte sur « le partage de l’information » et « la recherche de réponses à une question précise ».

o   A l’exception de ces recherches d’informations répondant à une demande précise, ni l'écran ni le print seuls ne l'emportent et ce n'est qu'en cumulant les réponses « papier + écran » que l'un ou l'autre peut espérer satisfaire une majorité de lecteur.

Opposés le papier et l’écran ? non, complémentaires…
Et même si cette étude n’abordait pas l’influence des contextes professionnels sur les habitudes et préférences de lecture, nous pouvons sans trop de risques, employer ce terme un peu « valise » de « dispositif d’information »…

A vous d’y réfléchir, de le construire, décliner, faire évoluer, rendre attractif, les lecteurs n’étant ni éditeurs, ni marketeurs…
L’été qui commence est la période propice non ?
Bon travail, et rendez-vous un prochain jeudi pour une autre forme de « Matière à Réflexion ».

** Etude en ligne réalisée du 25 avril et le 12 mai 2014, auprès d’un échantillon de 1.165 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.


Vous aimerez peut-être :
http://matiere-a-reflexion-by-seprem.blogspot.fr/2013/06/la-dictature-des-tuyaux.html

jeudi 10 avril 2014

« Choisir, c’est renoncer »*


(MATIERE A) REFLEXION #193
(10/04/2014)

Les Français sont de plus en plus « consommateurs d’information », sous quelque forme
qu’elle soit.
L’édition « Media in Life 2013 » de Médiamétrie met ainsi en évidence que
les Français ont multiplié leurs contacts médias et multimédias : 44 par jour et par personne en 2013 Vs 38,6 en 2008.
Et même si la moyenne est « tirée » par les plus jeunes (13-24 ans) et les plus âgés (65 ans et plus dont les nouveaux « seniors numériques »), il n’en demeure pas moins que
près de 9 Français sur 10 ont au moins un contact par jour avec la TV, la Radio, la Presse ou encore le Cinéma et que 62% des « plus de 13 ans » au moins un contact par jour avec Internet.
Selon l’étude One Global d’AudiPresse publiée ce jour, chaque mois, 58,4% des Français consultent au minimum un site Internet, un site mobile ou une application mobile de presse.

Malgré tout, cette offre permanente d’information n’est pas liée à un sentiment de
ré-assurance et il ne persiste qu’une confiance relative envers les émetteurs : même si les résultats de l’édition 2014 du Baromètre de Confiance dans les Médias (La Croix – TNS Sofres) indiquent une remontée globale depuis 2013, la presse n’est toujours créditée que de 55% de crédibilité (49% en 2013), un peu derrière la radio (58%), mais devant Internet (37%).


A cette information, s’ajoutent les contenus issus des entreprises et des marques : ainsi Edouard Rencker, PD-G de Makheia nous apprend dans son dernier ouvrage « La pub est morte, vive la communication »** que n’importe quelle entreprise du CAC 40, en unité éditoriale de 1.500 signes, publie désormais d’avantage d’informations en un an qu’un média comme L’Express ou Le Nouvel Observateur.

Comment accompagner ces « conso-lecteurs » dans leur choix avec renoncement ?
Comment composer avec leurs propres limites, leur « budget-temps » non extensible, leur arbitrage qui au final, ne leur font garder que ce qui leur paraît être le meilleur pour eux, sans pour autant abandonner leur subjectivité, indissociable du désir ?

 
En prenant tout d’abord en compte le fait que cette « crise de consommation » désormais appliquée aux médias, est une tendance sociétale de fond.
« Le blues du consommateur » publié par Georges Chetochine en 2005, défendait déjà l’idée d’une consommation non plus liée à des besoins mais comme élément de réponse à des « frustrations émotionnelles », moins immédiatement déchiffrables. 


Finalement, l’analyse (très résumée) d’Edouard Rencker des préalables à une meilleure efficacité de la communication peut, sans nul doute, se décliner à tous contenus : « décoder des paramètres de plus en plus complexes, des comportements de plus en plus fugitifs, comprendre les nouvelles « tribus », leurs modes de consommation, leurs parcours d’information, leurs points communs et de différenciation et répondre à un besoin d’individualisation croissant ».  
Tout un beau programme !


* André Gide
** Editions de l’Archipel
Corinne da Costa
(cdacosta@seprem.fr)
 

jeudi 31 octobre 2013

Devoirs de vacances

(MàR #188)


Les vacances dites de Toussaint ont ceci d’original qu’elles se situent à un moment où l’on sait déjà ce qu’aura été l’année qui s’achève et où il est encore temps d’orienter celle qui va s’ouvrir. C’est peut-être à cette période là du calendrier que la réflexion est la plus concrète et utile.

DEVOIR DE VACANCES RESERVE AUX PROFESSIONNELS DE LA PRESSE

(Pdg, Dg, éditeurs, directeurs du marketing, de la diffusion et de la publicité) :
Consacrez 3 minutes à l’enquête “Les prévisions économiques et projets d’investissement
des éditeurs de presse français en 2014”
que nous réalisons avec le
salon La Presse au Futur.

L’objectif est de créer de la « matière à réflexion » opérationnelle, de vous offrir des informations issues de toutes les formes de presse et prenant en compte les différentes tailles d’entreprise, afin de vous permettre de vous mettre en perspective à 3 niveaux par rapport aux éditeurs qui vous ressemblent le plus : le déploiement numérique ; les prévisions d’évolution de CA ; la hiérarchisation des priorités en 2014.
Votre participation est très importante, cliquez !
http://www.seprem-etudes.net/presseaufutur

DEVOIR DE VACANCES POUR TOUS

Parcourez sur ce blog les billets publiés depuis le début de l’année et envoyez-nous un courriel (ou un commentaire) pour nous indiquer lequel ou lesquels ont le plus contribué à votre réflexion sur votre activité, votre entreprise, votre métier.
 
Il n’y a rien d’autre à gagner que de nous aider à mieux réfléchir ensemble...
 

jeudi 17 octobre 2013

Print ou Web ? Non, Print + Web !

(MàR #186)


Face aux éditeurs américains qui continuent majoritairement de penser qu’il faut faire disparaître les médias imprimés au profit du numérique, les Français – moins dogmatiques ou plus pragmatiques – ont toujours privilégié les approches bimédia.
La 3ème édition de l’étude « Print+Web » du Syndicat des éditeurs de presse magazine (SEPM) leur donne raison.


Le déploiement de la presse sur différents supports (« devices ») a parfois été perçu comme une nécessité pour assurer une transition du papier vers le numérique, avant la disparition du premier.
Les lecteurs utilisant les différents supports ne sont pas de cet avis : 78% associent le « multi-devices » à « la liberté » ; 76% à un accès à des « contenus enrichis » via les fonctionnalités web 2.0 ; 72% à « l’approfondissement des sujets » ; 74% au « partage d’information » ; 65% à une « complémentarité » des mode d’information.

Pour qu’il y ait complémentarité et non substitution, il faut que chaque support ait ses propres atouts et soit fort de ses différences, que celles-ci soient objectives ou subjectives. C’est bien le cas.

Pour les lecteurs utilisant les deux supports, la lecture de magazines imprimés est d’abord liée au « plaisir du papier » (92%), suivi par l’intérêt pour les hors-série et numéros spéciaux (77%), puis par l’achat en point de vente.
Pour ces mêmes lecteurs, la première motivation de lecture digitale des mêmes magazines est « l’esthétique » (68%) –  merci la tablette ! –, suivie par « le côté pratique » (57%) –  vive les supports nomades ! –, et « le partage » (53%) via les réseaux sociaux. A noter que « l’approfondissement » ou « les contenus enrichis » ne font pas partie des motivations individuelles dépassant la moyenne, alors que ces possibilités offertes par le numérique sont largement connues (cf supra).

Si les « e-lecteurs » plébiscitent les dispositifs « Print + Web », ils continuent de donner plus d’importance au support imprimé qui demeure le « média père » de ces dispositifs. Ainsi, la confiance dans la marque média est très majoritairement (69%) liée aux valeurs véhiculées par le magazine imprimé et, pour 64% d’entre eux, c’est le Print qui permet une meilleure acceptation et une plus grande confiance dans la publicité.

A noter enfin que les mix « Print + Web » ont également des effets positifs sur l’efficacité de la publicité auprès des e-lecteurs : ils en renforcent le souvenir pour 71% d’entre eux, permettent une meilleure information sur les produits et services des annonceurs (68%), incitent à consulter les sites des annonceurs (62%) et permettent même « la réussite de l’achat » pour 49% !

jeudi 26 septembre 2013

C’est quoi ton métier ?

(MàR #183)


Longtemps, à la question « C’est quoi ton métier ? », les auteurs de ce billet ont répondu « Docteur des journaux », ce qui n’était déjà pas si simple. Avec le numérique, tout se complique encore un peu plus, d’où l’intérêt de se pencher sur le « Dico des métiers de demain », œuvre collective, évolutive et stimulante des prospectivistes réunis au sein du collectif Les Propulseurs.

Selon le Département américain du travail, 65% des écoliers d’aujourd’hui pratiqueront des métiers qui n’ont même pas encore été inventés. Voici une sélection de ceux qui, selon Les Propulseurs, sont en train d’émerger ou ont de bonnes chances d’exister un jour et concernent les professionnels de l’information et de la communication.

  • Applicoacheur : conseil aidant dans le choix et les usages des applications mobiles.
  • Bibliothérapeute : thérapeute utilisant la lecture de livres pour soigner les problèmes psychologiques et autres maux de société.
  • Clapotisateur : créateur de solutions permettant de transformer la cacophonie informationnelle créée par le numérique en un clapotis acceptable.
  • Collaboracteur : responsable de la consommation et de la production collaboratives dans les entreprises.
  • Dataviseur : spécialiste de la création de valeur à partir des données numériques de l’entreprise.
  • Dronaliste : journaliste qui utilise des drones pour effectuer ses reportages.
  • Légisboteur : spécialiste du droit des robots.
  • Lunabulleur : spécialiste des usages des lunettes en réalité augmentée.
  • Nomophobeur : praticien spécialisé dans le traitement de la peur d’être séparé de son Smartphone ou de tout outil connecté.
  • Numéropathe : praticien qui analyse et soigne les dommages issus de l’abus du numérique.
  • Percolacteur : spécialiste du copier-coller intelligent ou de l’adaptation d’idées innovantes à des environnements différents.
  • Prédicticien : expert utilisant les algorithmes et l’analyse sémantique pour prévoir des évènements de tous ordres.
  • Psychogérontechnologue : spécialiste des services connectés et technologies pour seniors.
  • Shazameur : créateur et gestionnaire d’applications et services basés sur la reconnaissance par le son, l’image, l’odeur, etc.
  • Visualiticien : expert de la visualisation des données numérisées pour faire comprendre des concepts complexes et cartographier l’information.