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jeudi 4 septembre 2014

(Future) incontournable tablette…

(MàR#197)



Difficile, en cette semaine de rentrée, de faire l’impasse sur les enseignements des derniers chiffres de l’étude Media In Life de Médiamétrie et plus particulièrement de ceux concernant la possession et usage des tablettes, nouvellement mesurés (Home Devices, 1er trimestre 2014).
Ces chiffres induisent quelques questions incontournables…

  
·       Un taux d’équipement toujours croissant : Il concerne près du tiers (32,6% exactement) des foyers français et 10,3 % des « 13 ans et + » s’y connectent au moins une fois par jour.
Même si ces contacts restent très inférieurs à ceux observés pour l’ordinateur (62%) ou le mobile (58%), l’écart s’explique par les taux de possession de ces derniers (80% pour les ordinateurs et 91% de téléphone mobile).
Les utilisateurs les plus réguliers sont les 25-34 ans (15,6% d’utilisateurs quotidiens), les 13-17 ans (14,3%) et les CSP+ (14,1%).
=> Vos cibles sont-elles parmi ces utilisateurs les plus réguliers qui sont sans doute les plus avertis et exigeants ? Avez-vous mesuré vos différences, vos atouts et identifié vos (éventuelles) faiblesses ?

·       Une sédentarité au domicile : Non, la tablette n’est pas mobile : 86,5% des contacts se font à domicile, dont majoritairement après 17h.
Si 5% des CSP+ sont connectés entre 21h30 et 22h (Vs 2% de la population française), il y a peu de variation de consultation au fil de la journée.

·       Un usage de multi-connexion bien implanté : A moindre échelle, la duplication d’utilisation télévision + tablette suit la même tendance que celle de l’ordinateur + télévision.
=> Comment capter prioritairement l’attention des multi-connectés ? quels contenus et attributs peuvent leur faire éteindre leur poste (ou baisser le son !) ?

·       La consultation de l’actualité en hausse : Si les tablettes servent majoritairement à surfer, utiliser des moteurs ou consulter ses courriels, la consultation de l’actualité concerne 53% des tablonautes par mois, en progression de 4 rangs en un an.
La consultation mensuelle d’applications intéresse 49% des tablonautes.
=> Quels critères de choix pour les applications téléchargées et consultées ?
Quelle est la puissance, l’affinité, l’exclusivité… de votre marque-média ?


·      Un marché bientôt à maturité ? Les spécialistes relèvent un ralentissement de la croissance : si l’année 2013 avait enregistré une hausse des ventes de 72%, elle ne serait plus que de 21% en 2014 (source : GFK).
=>
Comment profiter d’un marché encore en croissance pour y installer votre marque-media et en devenir une des références ?

Voilà pour vous un bon devoir de rentrée !

jeudi 5 juin 2014

« Se cultiver, ça n’a pas d’âge »

(Matière à) Réflexion#194

Se cultiver, point d’intérêt transversal pour toutes les générations ?
Oui, et les chiffres d’une étude* LH2/mareduc.com le démontrent…



Bonne nouvelle, sur une semaine, plus de 6 français sur 10 lisent, écoutent de la musique et regardent des films. Le taux des français de « 15 ans et plus » intéressés par la lecture de livres ou de BD serait compris entre 56% et 62% selon les classes d’âge.
Et même si la consommation de films ou de vidéo mobilise 7 heures du « budget-temps » hebdomadaire, la lecture de livres ou de BD est tout de même en moyenne de 4h/semaine (un peu moins que les anglais qui y consacrent 5 heures), dont 5h30 pour les « 65 ans et plus ».
Cette lecture de livres et BD s’effectue encore à 80% sur papier, les principales raisons d’utilisation des supports dématérialisés étant tous médias étudiés confondus, « l’immédiate accessibilité » (53%) et la gratuité (45%).

Et la presse, non concernée par cette étude ?
Lue chaque mois par 49,8 millions de personnes qui « consomment » en moyenne 6,4 titres, dont 1,4 quotidien et 5 magazines (juillet 2012/juin 2013 de l’étude One/Audipresse), elle est particulièrement présente chez les femmes et les 35-49 ans, avec respectivement, 7,1 et 6,6 titres différents lus en moyenne. 
Si sa lecture numérique a progressé de 14% en un an, due à des raisons d’esthétisme (68%) et de praticité (57%) (selon la 3° édition de l’étude Print + Web du SEPM, Syndicat des éditeurs de presse magazine), pour les lecteurs utilisant les deux supports, la lecture de magazines imprimés est d’abord liée au « plaisir du papier » (92%) (même étude).

Peut-on encore affirmer que « les français ne lisent plus ? »

Ne peut-on pas plus vraisemblablement parler de « mutation de modèles économiques », « crise de l’offre », « complexité des canaux de diffusion »… entre autres ? pas simple…




* Etude en ligne réalisée du 10 au 14 avril, auprès d’un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.



Vous aimerez peut-être :
« Presse écrite : comment ne pas mourir en pleine forme ? »
http://matiere-a-reflexion-by-seprem.blogspot.fr/2013/10/presse-ecrite-comment-ne-pas-mourir-en.html
« Nouvelles formes et nouveaux enjeux de la diffusion »
http://matiere-a-reflexion-by-seprem.blogspot.fr/2013/10/nouvelles-formes-et-nouveaux-enjeux-de.html


jeudi 17 octobre 2013

Print ou Web ? Non, Print + Web !

(MàR #186)


Face aux éditeurs américains qui continuent majoritairement de penser qu’il faut faire disparaître les médias imprimés au profit du numérique, les Français – moins dogmatiques ou plus pragmatiques – ont toujours privilégié les approches bimédia.
La 3ème édition de l’étude « Print+Web » du Syndicat des éditeurs de presse magazine (SEPM) leur donne raison.


Le déploiement de la presse sur différents supports (« devices ») a parfois été perçu comme une nécessité pour assurer une transition du papier vers le numérique, avant la disparition du premier.
Les lecteurs utilisant les différents supports ne sont pas de cet avis : 78% associent le « multi-devices » à « la liberté » ; 76% à un accès à des « contenus enrichis » via les fonctionnalités web 2.0 ; 72% à « l’approfondissement des sujets » ; 74% au « partage d’information » ; 65% à une « complémentarité » des mode d’information.

Pour qu’il y ait complémentarité et non substitution, il faut que chaque support ait ses propres atouts et soit fort de ses différences, que celles-ci soient objectives ou subjectives. C’est bien le cas.

Pour les lecteurs utilisant les deux supports, la lecture de magazines imprimés est d’abord liée au « plaisir du papier » (92%), suivi par l’intérêt pour les hors-série et numéros spéciaux (77%), puis par l’achat en point de vente.
Pour ces mêmes lecteurs, la première motivation de lecture digitale des mêmes magazines est « l’esthétique » (68%) –  merci la tablette ! –, suivie par « le côté pratique » (57%) –  vive les supports nomades ! –, et « le partage » (53%) via les réseaux sociaux. A noter que « l’approfondissement » ou « les contenus enrichis » ne font pas partie des motivations individuelles dépassant la moyenne, alors que ces possibilités offertes par le numérique sont largement connues (cf supra).

Si les « e-lecteurs » plébiscitent les dispositifs « Print + Web », ils continuent de donner plus d’importance au support imprimé qui demeure le « média père » de ces dispositifs. Ainsi, la confiance dans la marque média est très majoritairement (69%) liée aux valeurs véhiculées par le magazine imprimé et, pour 64% d’entre eux, c’est le Print qui permet une meilleure acceptation et une plus grande confiance dans la publicité.

A noter enfin que les mix « Print + Web » ont également des effets positifs sur l’efficacité de la publicité auprès des e-lecteurs : ils en renforcent le souvenir pour 71% d’entre eux, permettent une meilleure information sur les produits et services des annonceurs (68%), incitent à consulter les sites des annonceurs (62%) et permettent même « la réussite de l’achat » pour 49% !

jeudi 23 mai 2013

Facebook ou Twitter ?

(MàR#171)


La puissance des réseaux sociaux ne peut plus être ignorée des marques en quête d’influence, de proximité et de nouveaux clients. Mais les profils et les comportements des titulaires de comptes diffèrent fortement selon les réseaux sociaux et les marques doivent en tenir compte avant de décider sur lequel s’impliquer le plus fortement.

Selon Nielsen, Facebook compte dans notre pays 26 millions de membres actifs (au moins une connexion mensuelle) dont 63% qui consultent le site tous les jours. Chaque membre du réseau passe en moyenne 5h18 par mois sur le site contre 1h36 seulement sur Google et, sur la même période, visite 559 pages contre 235 pour Google. Et Facebook n’est pas le seul réseau social …

Pour les marques, la question n’est donc plus d’être ou de ne pas être sur les réseaux sociaux, mais de savoir sur lesquels, pourquoi et comment. Une récente étude internationale d’Exact Target apporte quelques éléments de réponse.


A tout seigneur, tout honneur, commençons par Facebook.

43% des Français suivent au moins une marque sur ce réseau social, ce qui est mieux que les Allemands (39%), mais moins bien que les Brésiliens (77%), les Australiens (55%) et les Britanniques (45%), ce qui peut indiquer que ce nombre peut encore croitre.

En France, la première attente à l’égard des marques suivies sur Facebook est de pouvoir bénéficier de réductions (29%), quasiment à égalité avec les informations sur la vie de la marque et ses produits.

Face à ces attentes, les différents acteurs présents sur le réseau ne se battent pas à armes égales. Ainsi, les marques médias, dont les productions changent avec chaque parution, n’ont aucune difficulté à renouveler leurs discours ; en revanche, elles disposent de beaucoup moins de latitude pour proposer des réductions et des cadeaux qui changent en permanence. Or, elles vont devoir faire de vrais efforts d’imagination si l’on prend en compte l’importance des attentes de cadeaux et de promotions en Australie (52% et 46%), au Brésil (47% et 51%) ou au Royaume Uni (48% et 49%) !


Qu’en est-il pour Twitter ?

La notoriété de Twitter est très importante depuis que ceux qui font l’actualité dans tous les domaines ont pris l’habitude de remplacer leurs réactions auprès de l’AFP et les communiqués de presse par des gazouillis de 140 caractères. Mais, si 89% des Français connaissent le site de micro-blogging, 5% seulement y ont ouvert un compte. La puissance directe de Twitter est donc faible et son influence dépend avant tout de la qualité des « twittos », de l’intérêt des messages qu’ils postent et de la bonne volonté des médias pour s’en faire l’écho.

Les attentes des utilisateurs à l’égard de Twitter diffèrent fortement de ce que l’on constate pour Facebook. Les 4% de Français qui suivent au moins une marque sur ce réseau, en attendent avant tout de l’information sur l’entreprise et ses produits et non des réductions ou avantages. Dans les 4 autres pays étudiés par Exact Target, la tendance est identique et indique que Twitter est plus facilement utilisable par les marques qui produisent des contenus renouvelables, visent des publics plus ciblés et sont moins à l’aise que d’autres pour déployer des panoplies de promotions.
C’est, bien sûr, le cas des « marques médias ».