jeudi 31 octobre 2013

Devoirs de vacances

(MàR #188)


Les vacances dites de Toussaint ont ceci d’original qu’elles se situent à un moment où l’on sait déjà ce qu’aura été l’année qui s’achève et où il est encore temps d’orienter celle qui va s’ouvrir. C’est peut-être à cette période là du calendrier que la réflexion est la plus concrète et utile.

DEVOIR DE VACANCES RESERVE AUX PROFESSIONNELS DE LA PRESSE

(Pdg, Dg, éditeurs, directeurs du marketing, de la diffusion et de la publicité) :
Consacrez 3 minutes à l’enquête “Les prévisions économiques et projets d’investissement
des éditeurs de presse français en 2014”
que nous réalisons avec le
salon La Presse au Futur.

L’objectif est de créer de la « matière à réflexion » opérationnelle, de vous offrir des informations issues de toutes les formes de presse et prenant en compte les différentes tailles d’entreprise, afin de vous permettre de vous mettre en perspective à 3 niveaux par rapport aux éditeurs qui vous ressemblent le plus : le déploiement numérique ; les prévisions d’évolution de CA ; la hiérarchisation des priorités en 2014.
Votre participation est très importante, cliquez !
http://www.seprem-etudes.net/presseaufutur

DEVOIR DE VACANCES POUR TOUS

Parcourez sur ce blog les billets publiés depuis le début de l’année et envoyez-nous un courriel (ou un commentaire) pour nous indiquer lequel ou lesquels ont le plus contribué à votre réflexion sur votre activité, votre entreprise, votre métier.
 
Il n’y a rien d’autre à gagner que de nous aider à mieux réfléchir ensemble...
 

jeudi 24 octobre 2013

Pourquoi les Pure Players échouent-ils dans le monde réel ?

(MàR #187)



Et si l’éclatant succès du magazine « Marmiton », déclinaison imprimée et payante du site éponyme, était l’arbre qui cache la forêt des semi-échecs enregistrés par les Pure Players ayant tenté d’exister dans le monde réel ?

Si les éditeurs de médias imprimés n’ont pas à rougir des diversifications de leurs marques qu’ils développent tous azimuts (web, supports imprimés, collections, services, évènements …) et à marche forcée, on ne peut pas dire que les publications imprimées lancées par les Pure Players envahissent les kiosques.
Pourtant, exister dans le monde physique devient un enjeu important pour beaucoup d’entre eux : d’une part parce que les investissements publicitaires sur Internet vont, selon l’Udecam, atteindre un palier ; d’autre part parce que – pour prendre l’exemple de « Marmiton » – le site est très efficace pour distribuer des bons de réduction, mais c’est vers le magazine imprimé que vont les pages de publicité classiques, plus « nobles » et commercialisées à des tarifs très supérieurs.

Pourquoi les Pure Players ont-ils tant de mal à déployer leurs marques dans le monde réel, alors même (étude One) que l’on sait que les « hyper-connectés » possédant un Smartphone, un ordinateur et une tablette sont les plus forts lecteurs de presse imprimée ? Plusieurs hypothèses peuvent être explorées :

  • La qualité et l’expertise insuffisantes des contenus en ligne pour devenir des contenus payants. Si « Marmiton » réussit en kiosque, c’est avec des recettes de grands chefs et des recettes d’amateurs revisitées par des professionnels, et non avec du contributif d’origine incertaine.

  • Des notoriétés très fortes, mais des images faiblardes. C’est bien d’être très connu, mais c’est encore mieux d’être capable de créer de la préférence, de la fidélité, de la recommandation et de la valeur ajoutée.

  • Une assez grande méconnaissance du concept de « marque média ». Ce sont les éditeurs traditionnels et non les Pure Players qui évaluent les périmètres et territoires de légitimité de leurs marques, cherchent à les faire vivre et à les « nourrir » avec des actions de tous ordres, pour lesquelles la rentabilité n’est pas un objectif.

  • Une tendance au « faire soi-même ». Lorsque l’on a la possibilité de savoir tout ce que font les internautes, il est tentant d’agir soi-même pour optimiser les performances du site. Le problème est qu’il s’agit là de « réglages » de l’existant et que les masses de données disponibles ne permettent pas d’identifier « l’insight » qui va créer la différence. Comme les autres médias, les Pure Players auraient intérêt à s’appuyer sur des spécialistes des études médias et – même si cela choque leurs esprits cartésiens » – à s’intéresser sérieusement aux études qualitatives.